Face à la densification urbaine et aux enjeux environnementaux croissants, la question des sols en ville prend une importance stratégique. Souvent considéré comme un simple support constructible, les sols devraient être reconnus pour leurs nombreuses fonctions écologiques, essentielles à la qualité de vie en milieu urbain.

Les surfaces de pleine terre apparaissent pertinentes comme levier pour limiter l’artificialisation des sols et favoriser la qualité des espaces urbains. Cette notion, de plus en plus utilisée dans les domaines de l’architecture, l’architecture du paysage et l’urbanisme, demeure encore le plus souvent limitée à une surface. Elle devrait cependant tenir compte de la dimension volumique et des fonctions des sols qui les constituent. La prise en compte de critères permettant d’encadrer sa qualité doit permettre des espaces verts urbains réellement fonctionnels, notamment pour l’arborisation à long terme, la réduction des îlots de chaleur, la biodiversité et la régulation des eaux, toutes ces fonctions qu’un sol de qualité peut offrir.

Cette étude pionnière a été établie dans le cadre de l’objectif 1 du Plan d’action sols vaudois. Elle permet de proposer une définition claire et commune, basée sur la recherche et les expériences actuelles, utilisable pour les règlements d’affectation. Elle vise à la fois de caractériser l’état existant et à cadrer les futurs projets d’aménagement.